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PUPPET CAROLO CLUB

On en parle, on en discute, on s’amuse !

Né de l’envie d’échanger sur les spectacles, d’exprimer ses opinions, ses engouements, ses désaccords, le Puppet Carolo Club a ouvert ses portes en ce début d’année 2012, à l’initiative des organisateurs du Festival Mondial des Théâtres de Marionnettes.

Il s’agit d’un retour aux fondamentaux du théâtre de marionnettes, de donner des outils pour lire les spectacles, sans pour autant que ce soit une formation, de se retrouver en groupe pour partager, discuter, mettre en commun, découvrir des artistes et des techniques différentes ; tenter de mieux connaître pour mieux comprendre et pourquoi pas de bousculer les habitudes et se laisser emporter sans rien avoir à comprendre, comme diraient nos amis de Turak !

Le club, c’est l'émancipation du spectateur. Après la « marionnette émancipée », c’est au tour du public.

 

LE CLUB ORGANISE DES SORTIES CONVIVIALES AUTOUR DE LA MARIONNETTE

* Lundi 3 décembre 2012 à 19h au Manège de Reims

"Kiss and Cry" de Michèle-Anne De Mey & Jaco Van Dormael

Danse des mains
Deux danseurs, Michèle Anne De Mey et Grégory Gro-Jean, nous offrent la performance de leurs mains dansant avec une virtuosité déconcertante. En effet, là où nos yeux cherchent des corps, deux mains éclairées sur une table en bois déclinent un répertoire de « chorégraphies faites de glissades, de virevoltes, de glisses, de portés et même de pointes. » L'utilisation de ces jeux de mains, de doigts, jeux propre à l'enfance, aiguise le regard porté sur la perception des corps.

Cette création rend visible le "hors-champs" en donnant une place centrale à l'équipe technique présente sur la scène tout au long du spectacle. Sept techniciens : le réalisateur, le caméraman, son assistante, les accessoiristes, le régisseur général évoluent ainsi parmi les danseurs. Ils se déplacent gracieusement, paraissent danser alors qu'ils filment, préparent les caméras, raccordent les branchements, exécutent des gestes précis et techniques.  Les décors miniatures et les subterfuges dévoilés émerveillent : une allumette déclenche un incendie, un peu de coton une tempête de neige, un gant noir un numéro de cabaret… Le spectateur surpris et curieux est libre de passer de l'écran à la scène, de découvrir l'envers du décor sur le plateau et ainsi de participer lui aussi à la performance.

« Ce spectacle inaugure une nouvelle manière de raconter qui amène le spectateur (voire l'oblige) à utiliser son imaginaire plus qu'à l'habitude. Un spectacle ambitieux, porté par un collectif bousculant les frontières de toutes les disciplines artistiques, pour créer une oeuvre, chaque jour différente, chaque jour unique. »


* Samedi 15 décembre 2012 à 19h30 au TCM (Théâtre de Charleville-Mézières)

"Les Dernières hallucinations de Lucas Cranach l'Ancien" par la cie Mossoux-Bonté

La pièce de répertoire Les Dernières hallucinations de Lucas Cranach l’Ancien (première version en 1990) du duo d’artistes bruxellois Nicole Mossoux et Patrick Bonté s’est inspirée de l’univers exposé dans les tableaux de cet artiste. Dans une atmosphère dominée par l’humour et l’érotisme, les danseurs apparaissent et disparaissent, formant des tableaux vivants dans des cadres. Les interprètes restent derrière un mur percé de plusieurs fenêtres. Ils sont donc littéralement encadrés, ce qui rapproche encore davantage leur langage formel de celui des tableaux de Cranach.

Leurs comportements forment une représentation imaginaire des motifs et des obsessions qu’on retrouve dans l’art pictural de la renaissance. Presque nus ou au contraire richement affublés de superbes costumes historiques, les personnages qui passent ne semblent jamais être ce qu’ils représentent en réalité. Ils constituent des images hallucinantes, d’étranges nus féminins et des fantasmagories érotiques. On assiste là à un théâtre de l’imagination, un regard fragmenté sur l’érotisme et les comportements humains. Un rituel qui s’accomplit devant les yeux fascinés du spectateur.


* Mardi 5 février 2013 à 20h30 au TCM (Théâtre de Charleville-Mézières)

"Gemelos" par la cie Teatrocinema

Des jumeaux font l’apprentissage de la vie avec un mélange de cynisme et de curiosité… Une adaptation du premier tome de la trilogie d’Agota Kristof, Le Grand Cahier. L’un des grands succès du Festival d’Avignon 1999.
En pleine guerre, en Europe de l’Est, une jeune mère, inquiète de la famine qui frappe la Grande Ville, laisse à sa mère paysanne le soin de veiller sur ses jumeaux. Les deux garçons sont âgés d’environ dix ans, ne vont pas à l’école et effectuent les travaux agricoles. Gemelos, d’après Le Grand Cahier d’Agota Kristof, est le parcours initiatique de garçons jumeaux qui apprennent seuls à vivre dans un climat social, politique et affectif hostile. Rusés, ils s’astreignent d’eux-mêmes à de nombreux exercices d’endurcissement du corps et de l’esprit. Il leur faut tenir dans ce monde qui se révèle d’une infinie cruauté, où surgissent les exactions et horreurs de la guerre, un monde où ni morale ni norme n’existent plus. Gemelos questionne notre humanité. Une humanité qui se dégrade, d’abord réduite à un troupeau humain condamné à la déportation, elle devient un charnier. Quand elle est un collectif, ce sont des soldats, qui recommencent le cercle de violence. Le sentiment même d’humanité a disparu et l’issue ontologique des garçons se trouve dans le miroir qu’ils sont l’un pour l’autre. Ils consignent leurs apprentissages et observations dans un cahier et édifient leur propre éthique, sans Dieu.
« Rares sont les créations qui touchent si fort au cœur et à l’intelligence. Gemelos est de ces spectacles dont on sort en larmes, triste et régénéré. » Libération
« Gestuelle, voix, musique, costumes, masques, décors, toiles peintes, objets en bois miniatures, projections, lumières, procédés d’apparition ou d’escamotage, jeu des écrans… toutes choses qui font de Gemelos une pièce rare, forte. » Arte


* Mardi 5 mars 2013 à 20h30 au TCM (Théâtre de Charleville-Mézières)

"L'Opéra du Dragon" de Heiner Müller - par le Théâtre de Romette

Il était une fois un dragon qui, de son souffle puissant, sauve toute une ville du choléra. Infiniment reconnaissants, les habitants décident de se placer sous la protection de leur bienfaiteur et, en échange de l’ordre qu’il fait régner, s’asservissent volontairement à ses exigences tyranniques. Entre autres tributs, le dragon réclame que, chaque année, une vierge lui soit livrée en offrande. Bon an, mal an, la tradition est honorée, jusqu’à ce qu’Elsa, sa nouvelle promise, se montre réticente. Arrive alors un valeureux chevalier servant – l’éternel Lancelot – qui va tâcher de faire éclore ce premier germe de résistance.
Inspiré du Dragon d’Evguéni Schwartz, L’Opéra du Dragon est à la fois un conte théâtral, un concentré mythologique et une fable politique, où Heiner Müller, avec la concision poétique et l’humour lapidaire qui caractérisent son écriture, vient nous poser quelques questions décisives : les hommes sont-ils faits pour la liberté ? Ont-ils le courage de s’émanciper des régimes totalitaires et à quelles conditions ? Ce texte interroge, aussi, la place que nos sociétés font encore à l’utopie, le crédit qu’elles accordent aux perspectives de bonheur collectif.

 

* Samedi 16 mars 2013 à 15h au Centre Culturel Saint-Exupéry de Reims
"Pensée de sel" Cie Hervé-Gil (programmé au Festival Mondial des Théâtres de Marionnettes de 2011)
Qui sont, qu'ont à se dire et pour quoi faire danseurs, marionnettistes et marionnettes ? C'est à un voyage poétique au cœur de ces trois clans que tout sépare et réunit à la fois auquel Myriam Herve-Gil nous convie pour aborder les thèmes de l'identité, de la différence, et de l'affirmation de soi dans le refus ou l'acceptation de l'autre. En 1810, un danseur déjà nourrissait le débat en répondant à Kleist qui lui demandait en quoi les marionnettes auraient un avantage sur les danseurs vivants : « Avant tout, mon excellent ami, un avantage négatif : elles ne feraient en effet jamais de manières » Pirouette ou main tendue ?
"Une petite pincée de sel pour accorder nos violons, ou plutôt nos cornemuses, et nous voilà partis pour un voyage poétique au cours duquel danseurs, marionnettistes et marionnettes cultivent à l'envi leurs différences sans pour autant refuser le dialogue. Un spectacle à mi-chemin entre douceur et douleur. A voir absolument !" L'Union

 

 

* Mardi 9 avril 2013 à 20h30 à la MJC Calonne de Sedan
"Carmen" par la Cie Karyatides

Elle avait impressionné l’été dernier avec sa "Madame Bovary" en théâtre d’objets. La voici qui revient avec une autre figure féminine de premier plan. Nous voilà à nouveau bluffés devant un tel travail d’orfèvre ! Au bout d’une corde, une poupée "action man" danse dans le vide. Solennelle, Karine Birgé déclare: "José Navarro est sorti de ce monde par amour pour Carmen !", avant de raconter le drame de ces amoureux-là. Pour ce faire, sur sa table recouverte d’argile, en arc de cercle, elle va brandir des cartes, de tout petits objets, des poupées, une toile d’ombres... En fond, à plusieurs reprises, les premières notes de l’air lancinant de Bizet, puis d’autres extraits de l’opéra. Avec aussi un excellent travail sur les lumières et sur les voix enregistrées ou en direct (en compagnie de Guillaume Istace). L’ambiance, la sensualité, la façon de raconter, de manipuler ainsi que la gestuelle raffinée de la comédienne nous plongent tout de go dans la torpeur de Séville et au cœur de la trame de Prosper Mérimée. Véritable prouesse. Prix de la Jeunesse et Coup de cœur de la presse.

 

 

LE CLUB ORGANISE ÉGALEMENT DES RENCONTRES AVEC DES MARIONNETTISTES

* Samedi 22 septembre 2012 au bureau du Festival

Rencontre avec Neville Tranter du Stuffed Puppet Theater (Pays-Bas)

* Mardi 6 novembre 2012 à la Maison franco-portugaise

Rencontre avec Stéphane Georis de la Compagnie des Chemins de Terre (Belgique)

 

SORTIES DE LA SAISON 2011/2012 :

* Jeudi 22 mars 2012 à 19h30 à la Comédie de Reims

"Der Nister" par la compagnie Pseudonymo

Le groupe d'une trentaine de personnes s'est rassemblé autour d'un dîner proposé à l’issu du spectacle, dans un décor inspiré du spectacle.

 

* Jeudi 19 avril 2012 à 20h30 au TCM

"Être peut-être" par le Bouffou Théâtres à la coque

Mise en scène : Serge Boulier

"Lorsque j’ai débuté dans le théâtre, Shakespeare m’effrayait : le drame, les cadavres, la langue compliquée, l’obligatoire littéraire, le classique incontournable, le monstre sacré, la chasse gardée… En bref, l’inaccessible. Aujourd’hui, ces mots me font réagir, je veux m’en saisir pour confronter mon théâtre, celui de la marionnette, à l’univers shakespearien, proposer au spectateur, non pas une pièce de théâtre de Shakespeare, mais ma représentation de son univers. En détournant la phrase d’Hamlet, j’explore ces deux mots : PEUT et ÊTRE. Le pouvoir et l’existence, deux des thèmes majeurs de l’œuvre de Shakespeare, qui, s’ils sont réunis par un trait d’union, disent le doute et le questionnement, deux constantes de nos vies et de mon théâtre. Un face à face de deux mots. Tantôt en contradiction, tantôt en possible conciliation. Enfin et volontairement, oublier le temps d’une représentation la proposition : « être ou ne pas être » pour se laisser envahir par celle-ci « être, ou peut-être être… ou, ÊTRE peut ÊTRE »." Serge Boulier

 

* Vendredi 15 juin 2012 au Centre Culturel de Nouzonville

"La Légende des 4 fils Aymon" par la compagnie Sicilienne "Associazione Figli d'Arte Cuticchio"

Mise en scène : Mimmo Cuticchio

Palerme, Sicile, le théâtre de marionnettes de Mimmo Cuttichio, le puparo, le dernier grand maître de l’opéra ou opra des Pupi Siciliens. Dramaturgie qui sollicite la tradition orale et l’improvisation, qui laisse au puparo la liberté d’être un homme de théâtre total, tradition ancienne qui met en scène les grandes épopées historiques, quelle est la place et le rôle de l’opéra dans l’évolution et dans le devenir de l’art théatral italien ? Ce spectacle est tiré de la fameuse légende  « les 4 fils Aymon » issue de la chanson de geste de Renaud de Montauban imaginée au XIIème siècle et dont l’histoire se situe au XIème siècle. Cette histoire qui donne vie à des personnages légendaires de la culture ardennaise permettra aux spectateurs de se plonger au cœur du patrimoine sicilien ! Le lien stupéfiant  entre les Ardennes et la Sicile sont ces personnages légendaires qui sont également présents dans le répertoire classique du théâtre de marionnettes des « Pupi » siciliennes (tradition classée au patrimoine « immatériel » de l’Unesco) !

 

Si vous souhaitez rejoindre ce club et participer aux sorties (attention nombre de places limité), merci de nous contacter à cette adresse : Cette adresse email est protégée contre les robots des spammeurs, vous devez activer Javascript pour la voir. ou au 03 24 59 70 62.

 

 
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Rendez-vous au prochain Festival Mondial des Théâtres de Marionnettes
du 18 au 27 septembre 2015 !